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Chine : 1 score de crédit social pourrait dicter la place de chacun dans la société

Au cours des 30 dernières années, la Chine est devenue la deuxième plus grande économie du monde sans disposer de système de crédit opérationnel. La Banque populaire de Chine, l’organisme de réglementation bancaire central du pays, tient des registres sur des millions de consommateurs, mais ils contiennent souvent peu ou pas d’information. Jusqu’à récemment, il était difficile d’obtenir une carte de crédit auprès d’une banque autre que la vôtre. Les consommateurs ont donc principalement utilisé l’argent liquide.
Puis Ant Financial a lancé une version d’Alipay avec un scanner intégré pour lire les codes QR, ces derniers pouvant contenir plus de 100 fois plus d’information qu’un code à barres standard  (WeChat Pay, qui a été lancé en 2013, a un scanner intégré similaire). En 2013, les dirigeants d’Ant Financial se sont retirés dans les montagnes à l’extérieur de Hangzhou pour discuter de la création d’une série de nouveaux produits ; l’un d’eux était Zhima Credit. Les dirigeants ont réalisé qu’ils pourraient utiliser la puissance de la collecte de données d’Alipay pour calculer un score de crédit basé sur les activités d’un individu.

Dans la foulée, le gouvernement chinois a annoncé en 2014 qu’il développait ce qu’il appelait un système de “crédit social”. Le Conseil d’État, le cabinet du gouvernement chinois, a appelé publiquement à la mise en place d’un système national de suivi pour évaluer la réputation de chaque individu, des entreprises et même des représentants du gouvernement. L’objectif est que chaque citoyen chinois soit suivi via un fichier compilant des données provenant de sources publiques et privées d’ici 2020, et que ces fichiers puissent être consultés à l’aide d’empreintes digitales et d’autres caractéristiques biométriques. Le Conseil d’Etat appelle cela un “système de crédit qui couvre toute la société”. Pour le Parti communiste chinois, le crédit social est une tentative d’autoritarisme plus doux et plus invisible. Le but étant de pousser les individus gens vers des comportements allant de la conservation de l’énergie à l’obéissance au Parti. La participation à Zhima Credit est sur base du volontariat. Mais l’impact sur la notation d’un individu dans le système gouvernemental n’est pas clair.

La suite ici (Mara Hvistendahl)

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Loïc Bardon
A propos Loïc Bardon

Co-fondateur de Paris Singularity, think&do tank virtuel d'empowerment citoyen Prospectiviste passionné par la 4e révolution "industrielle"/singularité impulsée par les technologies NBIC(Nano/Bio/Info/Cogno)

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