Think&Do Tank virtuel pour que la 4ème révolution "industrielle" / singularité impulsée par les NBIC soit éthique & sociale

L’IA va permettre de fabriquer du contenu numérique falsifié à tout va

artificial intelligence photo

Nous sommes de plus en plus à l’aise à l’idée que notre futur sera empreint de big data et d’apprentissage machine pour nous aider à contrôler la réalité et discerner la vérité. Nous accordons beaucoup moins d’attention à la façon dont ces technologies pourraient aussi nous aider à falsifier la réalité. Les technologies de falsification audio et vidéo font des progrès étonnants, et ce grâce à un coup de pouce de l’intelligence artificielle (IA). Au rythme actuel, d’ici 2 à 3 ans, une oreille non entraînée ne pourra pas détecter de faux fichiers audios. D’ici 5 à 10 ans ces fichiers pourraient même trompés certains types d’analyse médico-légales. 

Les services de renseignement russe emploient des milliers de travailleurs à plein temps qui publient de faux articles, publications sur les réseaux sociaux et commentaires sur les sites Web courants. Ces agents, à leur tour, contrôlent des millions de comptes sur les réseaux sociaux qui tweetent sur la politique afin de façonner le discours national. Les menaces résultant de l’essor de cette technologie sont multiples. Les solutions doivent donc, aussi, l’être.

Certaines seront de nature technologique. A l’image des solutions technologiques (néanmoins imparfaites) qui empêchent les logiciels d’images comme Photoshop d’être utilisés pour falsifier de l’argent, des solutions technologiques pourraient atténuer l’impact de falsifications créées par l’IA. La blockchain, technologie utilisée pour sécuriser les crypto-monnaies comme le Bitcoin, offre une possibilité : elle fournit des preuves cryptographiquement sécurisées pour le passage de transactions bitcoin afin que personne ne puisse utiliser 2 fois la même crypto-monnaie. Et si les ingénieurs concevaient des caméras et des microphones qui utilisaient la technologie blockchain pour créer un enregistrement infalsifiable de la date de création des enregistrements vidéo. Cela permettrait au moins de  conserver des preuves cryptographiquement sécurisées traçant qu’un fichier donné existait à une certaine date, ce qui pourrait permettre aux experts de conclure que les versions ultérieures ont été modifiées.

D’autres solutions seront réglementaires et procédurales.

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Loïc Bardon
A propos Loïc Bardon

Futurologue passionné par la 4e révolution "industrielle" impulsée par les NBIC, et par la singularité - Co-fondateur du think&do tank virtuel Paris Singularity - Membre actif de l'institut de recherche technologique virtuel envisioning.io

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