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Pourquoi copier le cerveau pour « cognifier » les machines

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Photo by neil conway

Les machines actuelles peuvent traiter des dizaines de quadrillions d’opérations par seconde. Nous avons accès à des assistants disposant de la reconnaissance vocale dans nos téléphones et nos maisons. Jeu après jeu les ordinateurs battent les meilleurs humains. Et pourtant ces machines ne peuvent toujours pas communiquer facilement avec nous, comprendre et anticiper vos besoins ou se déplacer de manière fiable dans notre monde. Et si l’informatique neuromorphique changeait la donne et ouvrait un nouvel âge, celui des machines cognifiées ? 

La vitesse brute et les algorithmes intelligents ont déjà boosté les performances de machines désormais capables d’égaler l’humain voir de le dépasser dans les activités considérées comme étant le bastion de l’Homme : pas seulement le poker et le jeu de Go, mais aussi la traduction linguistique, la reconnaissance faciale, la découverte et la conception de nouveaux médicaments et le diagnostic médical de plusieurs maladies spécifiques. Bientôt, la reconnaissance de la parole, la conduite et le vol seront également sur cette liste. Pour aller un cran plus loin, les machines devront disposer de bon sens.

Par exemple, si une machine essaie de livrer un colis et que vous ne répondez pas lorsqu’elle sonne à votre porte, mais qu’elle entend le bruit d’un petit moteur dans votre arrière-cour, alors elle s’y dirigera pour vérifier s’il n’y a pas une personne (ou une machine) qui est disposée à accepter le paquet. Une telle machine aussi « intelligente » pourra regarder un film et rédiger une critique pertinente de ce dernier. Mais cette machine appréciera-t-elle le film? Et, tout aussi important, serons-nous en mesure de nous en rendre compte ? Cette question met inévitablement en avant un défi imminent et : la conscience artificielle.

Les machines n’ont probablement pas besoin de conscience pour nous surpasser en tout. Néanmoins, au fond, nous allons sûrement les considérer avec une sorte de dédain si elles ne disposent pas d’une sorte de conscience artificielle. En voulant créer artificiellement une conscience, nous pourrions commencer enfin à comprendre un des attributs humain les plus mystérieux et profond.

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Loïc Bardon
A propos Loïc Bardon

Futurologue passionné par les NBIC, la singularité et le transhumanisme - Co-fondateur du think&do tank virtuel Paris Singularity - Membre actif de l'institut de recherche technologique virtuel envisioning.io

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