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Pourquoi les startups en santé numérique ont du mal à percer ?

Il y a dix ans, une vague de startups promettait de transformer la santé des gens en leur permettant de suivre les données relatives à leurs habitudes alimentaires, de sommeil, d’exercice et autres. Zeo, l’une des jeunes entreprises les plus prometteuses de l’époque, avait obtenu plus de 30 millions de dollars auprès d’investisseurs pour mettre au point un bandeau qui devait permettre de suivre les habitudes de sommeil des utilisateurs et une application qui leur servirait de “coach du sommeil” personnel. Malgré le dévouement des utilisateurs et le buzz sur son produit dans des publications comme Wired and Popular Science, Zeo a tranquillement fermé ses portes quelques années plus tard. Zeo n’est qu’une des nombreuses startup de la santé numérique dont la promesse initiale ne s’est pas concrétisée en un impact durable. Pourtant l’argent continue d’affluer (près de 12 milliards de dollars d’investissements en 2017), mais peu d’entreprises sont parvenus à proposer des technologies qui transforment véritablement le système de santé. Pourquoi ?

De nombreux acteurs de la santé numérique appliquent au secteur de la santé une stratégie développée et éprouvée dans le secteur du numérique ; une industrie avec ses propres règles. Les startups visant le grand public s’efforcent souvent de mettre rapidement sur le marché une première version viable du produit, puis d’améliorer ce produit à mesure des retours des consommateurs. Les entrepreneurs et les investisseurs issus du numérique supposent à tort que cette approche “lean startup”, qui fonctionne bien pour développer des produits comme des applications, devrait être tout aussi efficace pour s’attaquer à tout type de problème. Cependant, cette stratégie n’est pas adaptée aux soins de santé, un secteur beaucoup plus complexe et réglementé.

Les produits de santé numériques doivent plaire non seulement aux consommateurs, mais aussi à un ensemble complexe d’intervenants (médecins, patients, organismes de réglementation, assureurs, etc…) qui ont tous leur mot à dire sur l’adoption d’une nouvelle technologie. Les produits, en particulier ceux qui sont considérés comme des dispositifs médicaux, peuvent mettre des années à passer au-delà des essais cliniques et des contraintes réglementaires complexes pour arriver sur le marché. De nombreux fondateurs se concentrent sur la conception et la commercialisation de produits destinés au grand public quand les médecins et les assureurs sont en fait les acteurs à qui ils devraient vendre leurs produits. C’est pourquoi 61% des entreprises dans la santé numérique qui démarrent en B2C finissent par adresser le marché B2B en vendant leur solution à des compagnies d’assurance, des employeurs, des hôpitaux ou d’autres fournisseurs de soins de santé.

La suite ici (Paul Yock)

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Loïc Bardon
A propos Loïc Bardon

Co-fondateur de Paris Singularity, think&do tank virtuel d'empowerment citoyen Prospectiviste passionné par la 4e révolution "industrielle"/singularité impulsée par les technologies NBIC(Nano/Bio/Info/Cogno)

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