Think&Do Tank virtuel pour que la 4ème révolution "industrielle" / singularité impulsée par les NBIC soit éthique & sociale

Vers la « révolution » de l’automation

automation

Il y a 10 000 ans les chercheurs d’emploi avaient le choix parmi trois occupations principales : la chasse, la cueillette et la procréation. Le marché de l’emploi a depuis considérablement changé pour devenir bien plus varié mais aussi abstrait. Ce marché est le miroir de notre évolution. Tout au long de l’Histoire nous avons cherché des façons d’assurer notre survie en un minimum d’efforts. Le développement de l‘aviation, la conquête de la Lune ou la révolution digitale, par exemple, n’auraient pas eu lieu si nous n’étions pas parvenus à nous libérer, en partie, de nos besoins primaires pour explorer et repousser les frontières de la compréhension humaine. Nous sommes maintenant au bord d’une nouvelle révolution. Nous allons assister à l’automatisation de métiers que nous pensions inatteignables. En vérité ça déjà commencé.

La révolution de l’automation a débuté

Des machines « intelligentes » sont déjà utilisées pour effectuer des tâches que nous n’aurions même pas imaginé être possibles il y a quelques années. Grâce à d’importantes avancées comme le deep learning les machines sont déjà plus performantes que les humains dans certains domaines comme les diagnostics ou les analyses. Des entreprises comme X.ai automatisent les métiers administratifs de la même façon que les machines ont pris le contrôle des chaînes de montage. Le monde même du journalisme est touché par des algorithmes capables d’écrire de nouvelles histoires. Nous n’avons pas encore réussi à automatiser notre créativité et notre esprit critique… pour l’instant.

A quoi pourrait ressembler une économie « automatisée » ?

Est-ce que nous trouverons tous un nouvel emploi au fur et à mesure de l’automation? Ne nous mentons pas, la réponse est non. Nous nous dirigeons vers la fin des emplois, comme le Titanic vers un iceberg si nous ne l’anticipons pas.

Si les revenus moyens vont baisser, les machines réduiront très fortement le coût moyen de production, ce qui conduira à une baisse du prix des biens et services. Malgré la montée du chômage, le niveau de vie moyen augmentera. Mais qu’allons-nous faire pour toutes ces personnes sans emploi ?

La transition vers cette nouvelle économie va se produire rapidement. Contrairement à la révolution industrielle qui a durée des siècles, la révolution de l’automation pourrait ne prendre qu’une quinzaine d’années. Le seul véritable obstacle étant la volonté des gens à accepter le changement. « Les hommes n’acceptent le changement que sous la nécessité, et ne voient la nécessité que dans le crise. » L’automation de l’emploi nous fera passer d’une société capitaliste fondée sur la rareté à une société post-capitaliste fondée sur l’abondance. Aujourd’hui pour 10€ par mois vous accéder à toute la musique du monde. Et si demain, pour 10€ par mois vous pouviez acheter n’importe quoi au supermarché pour vous nourrir ? Et si demain pour 10€ par mois vous pouviez vous déplacer à volonté grâce au service de voitures autonomes Google Car ? A quoi vous servirez un emploi quand vous pourriez travailler, sans réelle contrepartie de rémunération économique sur un projet, dans un domaine, qui vous fait vibrer, qui vous fait vous sentir utile ? Si ces multi-milliardaires, Bill Gates ou Mark Zuckerberg ou Elon Musk investissent et/ou donnent des milliards à tours de bras c’est aussi parce que leur égo est vraisemblablement de la même taille que leurs comptes en banque c’est vrai. Notre chance c’est qu’ils semblent se sentir investis d’une mission : sauver le monde. Nous allons changer de civilisation. Ca ne prendra peut-être pas 10 ans ou 20 ans. Ca prendra peut-être 30 ou 50 ans mais ça viendra.

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Loïc Bardon
A propos Loïc Bardon

Futurologue passionné par la 4e révolution "industrielle" impulsée par les NBIC, et par la singularité - Co-fondateur du think&do tank virtuel Paris Singularity - Membre actif de l'institut de recherche technologique virtuel envisioning.io

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