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“Biology is eating the world” : de la révolution numérique à la révolution biologique

Image par ejaugsburg de Pixabay

Nous sommes au début d’une nouvelle ère, où la biologie est passée d’une science empirique à une discipline d’ingénierie. Notre capacité d’ingénierie biologique transformera fondamentalement notre façon de diagnostiquer, de traiter et de gérer les maladies. Le premier grand bond en avant a eu lieu au début des années 1980 avec la technologie de recombinaison de l’ADN et le premier médicament biotechnologique, grâce à notre nouvelle capacité d’insérer des gènes humains dans des bactéries pour produire de l’insuline humaine. Aujourd’hui, des outils modernes comme CRISPR et les circuits génétiques nous permettent de programmer la biologie avec une précision et une sophistication de plus en plus grandes, qu’il s’agisse de bactéries conçues pour produire de nouveaux produits chimiques et de nouvelles protéines ou de cellules conçues pour s’attaquer au cancer. L’explosion des ” médicaments programmables ” (sous forme de gènes, de cellules, de microbes, voire d’applications mobiles et de logiciels pouvant améliorer notre santé elle-même) nous rapproche aujourd’hui plus que jamais du saint Graal de la médecine, le remède.

Comme ces nouveaux médicaments sont des systèmes conçus et programmables par nature, la découverte et le développement de médicaments passeront d’un processus sur mesure à un processus itératif. Nous pouvons maintenant passer de la conception d’une molécule pour une cible spécifique à la conception d’une plateforme sur laquelle de nombreux médicaments futurs pourront être construits.

A l’image des mises à jour de logiciels, les médicaments programmables permettent de plus en plus d’améliorer un médicament donné au cours des générations suivantes. Et l’aspect modulaire de ces médicaments signifie que les nouvelles applications seront plus faciles à construire, à réutiliser et à réutiliser des composants communs comme les blocs Lego.

Tout cela est rendu possible grâce à la capacité de générer un volume de données inédit, ainsi qu’à des outils de calcul sophistiqués pour les interpréter. La biologie est incroyablement complexe – peut-être même au-delà de la capacité de l’esprit humain à la comprendre pleinement. Les plates-formes d’IA ont le potentiel de relier des points qui auparavant ressemblaient à du bruit, de générer de nouvelles découvertes et même de changer la nature de la découverte elle-même. Cela permettra de mettre au point de nouvelles thérapies et des diagnostics de nouvelle génération qui nous donneront la capacité de détecter des maladies comme le cancer de plus en plus tôt, et peut-être même d’arrêter la maladie avant qu’elle ne se déclare. Mais quand nous tombons malades, nous nous fions au système de santé. Nous sommes à un moment unique où tout notre système de santé – comment nous accédons aux soins de santé, comment nous les payons et comment nous les dispensons – est en train d’être remanié par la technologie.

La biologie d’aujourd’hui en au stade où en était la technologie de l’information il y a 50 ans : sur le point de toucher toutes nos vies. Tout comme le logiciel – et grâce à lui – la biologie fera un jour partie de toutes les industries. Cette nouvelle génération d’entreprises sera bâtie par une nouvelle génération de fondateurs multidisciplinaires, ayant une profonde expertise dans leur domaine.

La suite ici (Jorge Conde, Vijay Pande, Julie Yoo)

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Loïc Bardon
A propos Loïc Bardon

Co-fondateur de Paris Singularity, think&do tank virtuel d'empowerment citoyen Prospectiviste passionné par la 4e révolution "industrielle"/singularité impulsée par les technologies NBIC(Nano/Bio/Info/Cogno)

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