Think&Do Tank virtuel pour que la 4ème révolution "industrielle" / singularité impulsée par les NBIC soit éthique & sociale

Ce que la jeunesse pense vraiment de la technologie numérique et d’Internet

Image parengin akyurt de Pixabay

Au cours des dernières années, de nombreuses pratiques commerciales contraires à l’éthique ont été dévoilées, notamment la récupération et l’utilisation des données des consommateurs ou les expérimentations sociales secrètes. Que pensent les jeunes qui ont grandi avec cet Internet de ce développement ?

Nos recherches auprès de 400 digital natives âgés de 19 à 24 ans montrent que cette génération, surnommée “GenTech”, est peut-être celle qui prend le contrôle de la révolution numérique. Beaucoup d’entre eux comprennent maintenant que leur vie en ligne a une valeur commerciale pour de nombreuses organisations qui utilisent leurs données pour le ciblage et la personnalisation de produits, de services et d’expériences. Cette ère de l’accumulation et de la commercialisation des données des utilisateurs via le suivi en temps réel a été qualifiée de “capitalisme de surveillance” et marque l’émergence d’un nouveau système économique.

Nous avons constaté que 47% de la GenTech ne veut pas que la technologie d’IA (intelligence artificielle) surveille leur mode de vie, leurs achats et leur situation financière afin de leur recommander des choses à acheter. En fait, seulement 29% considèrent qu’il s’agit d’un système positif.

Notre recherche révèle également que 54% de la GenTech est très préoccupée par l’accès des organisations à leurs données, alors que seulement 19% ne l’est pas du tout. Malgré l’introduction de la réglementation générale de l’UE sur la protection des données, l’accès aux données personnelles demeure une préoccupation majeure, fondée sur la conviction qu’un trop grand volume est détenu par seulement quelques entreprises mondiales, dont Google, Amazon et Facebook.

Bien que la GenTech souhaite que les organisations soient plus transparentes et responsables, 64% estime ne pas pouvoir faire grand-chose pour préserver la confidentialité de leurs données. Le fait d’être suivi et surveillé en ligne par les organisations est considéré comme faisant partie intégrante du fait d’être un consommateur numérique. Environ 50% partagerait volontiers leurs données avec les entreprises si ils obtenaient quelque chose en retour, par exemple une incitation financière.

Sir Tim Berners Lee, le créateur du World Wide Web, a également travaillé sur un moyen de retransférer le pouvoir des organisations et des institutions vers les citoyens et aux consommateurs. La plate-forme, Solid, offre aux utilisateurs la possibilité d’être responsables de l’endroit où ils stockent leurs données et de savoir qui peut y accéder.

La suite ici (Mike Cooray & Rikke Duus)

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Loïc Bardon
A propos Loïc Bardon

Co-fondateur de Paris Singularity, think&do tank virtuel d'empowerment citoyen Prospectiviste passionné par la 4e révolution "industrielle"/singularité impulsée par les technologies NBIC(Nano/Bio/Info/Cogno)

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