Think&Do Tank virtuel pour que la 4ème révolution "industrielle" / singularité impulsée par les NBIC soit éthique & sociale

Premier succès de la thérapie génique contre le vieillissement humain

Tablets with genetic code inside. Concept of the advancement of medicine in the treatment of diseases.

Elizabeth Parrish, CEO de Bioviva USA Inc. est devenue le premier être humain à « rajeunir » grâce à la thérapie génique. En Septembre 2015, la CEO de 44 ans a bénéficié de 2 traitements expérimentaux mis au point par BioViva : un pour ralentir la perte de masse musculaire qui advient avec l’âge, un autre pour combattre l’épuisement des cellules souches responsable de diverses infirmités et maladies liées à l’âge. L’expérience devait prouver que la dernière génération de thérapies était sûre. Mais si les premières données sont correctes, il s’agit de bien plus : Elizabeth Parrish serait le premier être humain dont la thérapie génique aurait allongé les télomères. La thérapie génique a déjà fait ses preuves sur les souris mais jamais sur un patient humain jusqu’ici. Les télomères sont de petits segments d’ADN qui « chapeautent » chaque chromosome et agissent comme des tampons contre l’usure. Ils raccourcissent à chaque division cellulaire jusqu’à devenir trop petits pour protéger les chromosomes, ce qui finit par causer un dysfonctionnement cellulaire et le vieillissement du corps. Les télomères d’Elizabeth Parrish sont maintenant de la taille de quelqu’un ayant 20 ans de moins. Soyons optimistes mais restons prudents.

Le rallongement des télomères peut accélérer le développement de certains cancers. Le corps humain n’est pas constitué de briques nanoscopiques indépendantes. Les imbrications des moindres changements semblent infinies et donc par nature trop complexes pour être totalement appréhendées par un cerveau humain. Le séquençage intégral d’une tumeur cancéreuse, par exemple, représente 20 To, soit 20 000 milliards d’octets d’information. S’il est exclu que le médecin étudie seul ces données, ce Big Data, il lui faudra un allié de poids pour en tirer des connaissances. Une intelligence artificielle, même « faible », pourrait considérablement accélérer les découvertes scientifiques dans ce domaine. Watson d’IBM sait déjà analyser des centaines de milliers de travaux scientifiques en quelques instants. Quant à AlphaGo de Google, elle va justement s’attaquer au domaine de la santé.

La suite ici

Partager cet article: Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on LinkedInShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someoneShare on RedditShare on Tumblr
Loïc Bardon
A propos Loïc Bardon

Futurologue passionné par les NBIC, la singularité et le transhumanisme - Co-fondateur du think&do tank virtuel Paris Singularity - Membre actif de l'institut de recherche technologique virtuel envisioning.io

Contact: Twitter | Plus d'articles

2 Trackbacks & Pingbacks

  1. Le casse-tête éthique de la course à la mort de la mort - Paris Singularity
  2. Quand la reprogrammation "in vivo" induit le rajeunissement cellulaire - Paris Singularity

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*